Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le coeur” Henri Cartier-Bresson
La photographie a toujours fait partie de ma vie.
Grâce à ma mère artiste peintre et photographe, j’ai tenu mon premier appareil photo à l’âge de six ans. Depuis, cet objet est devenu un prolongement de mon regard — un compagnon de route, un outil précieux pour capter la poésie du monde.
Au fil du temps, je me suis naturellement tournée vers la nature.
Non pas dans une démarche naturaliste, paysagiste ou purement esthétique, mais dans une volonté d’entrer en relation plus intime avec la Terre.
Le monde des élémentaux s’est imposé peu à peu comme une évidence pour ce qu’il recèle de magie et de beauté, de lignes, textures, matières, couleurs qui appellent le regard. Dans mes images, il s’agit toujours de célébrer une nature vivante qui devient poème, dans laquelle l’onirique s’invite «naturellement » à l’image des films d’animation du réalisateur Hayao Miyasaki dont j’aime tant l’univers.
Le cadrage choisi crée une perte de repère, un ténu basculement se produit qui brouille légèrement le réel…. j’essaie de capturer ce moment particulier où le fantastique s’invite dans le réel ou le réel dans le fantastique – à la manière des romans d’Haruki Murakami.
Parfois, un assemblage de matière organique, minérale et aquatique s’offre comme une peinture, une gravure ou encore une encre. Ces « vies silencieuses » nous parlent des profondeurs, comme des sources souterraines affleurant soudain à la surface des choses.
Cette pratique photographique contemplative nous enseigner que ce qui nous émerveille, nous émeut ou nous trouble, répond à une disposition singulière déjà présente à l’intérieur de nous, et lui permet de croître avec douceur et subtilité. Car la beauté et la poésie résident en nous même, elles entrent en dialogue avec celles de la terre et de tout ce qui est vivant sur cette terre.
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