Je rentre à la Maison.
Bientôt.
Mon cœur compte
Les jours
En battements.
Il s’emballe,
Aimerait
Que le temps
S’emballe avec lui
Et glisse vers un futur
Imminent.
Les heures se font plus douces.
Les mois de supplice
Ont pris fin.
Prise entre ce désir entier
De rentrer
Et cette partie de moi
Qui restera.
Les hommes vivent-ils le même tourment?
Pourquoi un cœur de maman
Est-il pris
D’autant de tremblements?
J’ai regardé les peurs
Défiler les unes après les autres,
Jour après jour,
Avec une provision de courage
En bandoulière et
Un arc en ciel de femmes
M’insufflant la force
Lorsque celle-ci
Venait à manquer.
Je ne porte
Pas la voûte céleste
Mais le poids
De mes peurs
De mes limites
Du contrôle
Que je tente vainement
D’exercer
Sur la Vie.
Mon Atlas
Partie cachée de l’iceberg
Émerge enfin.
Point de création
D’une vision étriquée
Entravant le mouvement
Libre et créatif.
Mes yeux retrouveront-ils
Leur claire vision?
Mon cœur pourra-t-il
Tressaillir de joie à nouveau?
Aujourd’hui est neutre,
Gris, peut-être, à l’image
De ce printemps.
Mais, il ne pleut plus dans mon cœur
Même s’il pleut à l’extérieur.
Je rentre à la Maison.
Des pages entières
Je couvre mon carnet
De ces 5 mots
Qui commencent
Doucement
À chantonner.

