Il y avait
Encore de la neige
Quand j’ai su
Que le printemps arrivait.
On croit souvent
Que crocus, perce-neiges et
Primevères,
En sont les premiers témoins.
Pour moi,
Ce sont les premiers parfums.
Le froid intense de l’hiver
Garde prisonnier les senteurs de la Terre.
Même le tronc de l’arbre
Que j’effleure de mes lèvres,
Ne conte plus rien.
Il y a bien, celles de la neige, de la glace
Et de certains conifères,
Mais le gel ravi le reste.
Durant les promenades glacées
Du mois de mars,
Les notes sucrées s’invitent
Dans l’air.
Elles croisent mon chemin,
Portées par la brise qui se réchauffe.
Pourtant, la terre est encore blanche,
Et les arbres dénudés.
J’ai songé à la provenance de ces parfums
Sans trouver de réponse.
Et si cela ne m’était arrivé plusieurs fois,
J’aurais douté de ces effluves semblant venir des cieux.
Et puis, j’ai pensé à la sève
Qui se remet en mouvement,
Aux résines protégeant les bourgeons
Qui doucement commencent à mollir.
Est-il possible qu’ici soit ma réponse?
…
Chaque printemps,
Je découvre des parfums insoupçonnés,
Comme celui des petites fleurs vertes del’érable à sucre
Que je mets dans ma gourde d’eau.
Leur senteur et leur goût ressemblent à ceux du tilleul
Mais en plus délicat,
Comme un prélude à ce qui s’en vient.
Il y a aussi celui des chatons de bouleaux
Et des saules pleureurs,
Découverts avec yuri
Emporté.es par notre curiosité.
À nouveau, les écorces des arbres
Exhalent des parfums humides et boisés.
Et La terre redevenue tendre
Appelle la caresse de mes pieds
Et de mes mains.
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Je vous souhaite de partir à la découverte de tous les parfums que nous offrent le vivant au printemps.
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📸 une de mes photographies d’un bouton de magnolia prise au jardin botanique.


