Dans le mouvement
Du corps
Je trouve
Une joie profonde
Celle de me sentir
En vie.
Dans l’effort,
Mon cœur parfois
Bat la chamade
Je l’entends
Résonner dans ma poitrine.
Le froid n’existe plus
Il mord seulement
Les pommettes
Qui rougissent.
Il y a un sentiment
De liberté
Le corps danse
Sur la neige.
Il devient
La chaleur de l’hiver.
Je suis vite grisée
Par le Blanc,
Le Ciel,
Le Vent.
La neige scintille
Douce et vallonée
Le soleil joue
À cache-cache
Avec les arbres
Dessinant
Un pelage zébré.
En découvrant
L’hiver avec mon corps,
J’y trouve une sensualité
Déroutante.
Les bains glacés
Me font goûter
À une sensibilité
À fleur de peau.
Le froid
Me permet
D’exister
Avec mordant.




















